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Les Consciences Etats,processus et modalités
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PROCESSUS, MODALITES ET ETATS DE CONSCIENCE
Après un déclin de
quelques décades, les recherches sur la conscience ont réinvesti le champ
de l’investigation scientifique. Bien que celle-ci restent un mystère, les
neurosciences et plus particulièrement, le cognitivisme, nous apporte
chaque jour de nouvelles données de plus en plus pertinentes. La psychanalyse,
avec la primauté de l’inconscient et le béhaviorisme, avec le rejet de la boîte
noire avait rejeté la conscience dans l’ombre. Cet obscurcissement était encore
accentué par notre culture rationnelle occidentale et plus particulièrement dans
les pays de langue française. Ceci dû au fait de la polysémie du mot
conscience dans notre langue. En effet, s’il existe en anglais et dans bien
d’autres langues des mots très différents pour désigner les processus de
conscience, il n’en va pas de même en français. D’où le nécessité d’ajouter un
qualificatif au substantif conscience si l’on veut, quelque peu éclairer le sens
de celui-ci.
La conscience philosophique n’est pas la conscience psychologique.
La conscience morale n’est pas la conscience vigilance. La prise de conscience n’est pas la conscience.
Il est donc important
de préciser en français le type de conscience utilisé comme grille de
lecture. Nous utiliserons dans cet article le mot conscience, en tant que
conscience psychologique définie par Delay et Pichot comme
la connaissance qui accompagne nos actes et nos impressions. Ou encore
avec Louis Marie Morfaue, la conscience psychologique serait la perception
immédiate plus ou moins claire, par le sujet de ce qui se passe en lui ou en
dehors de lui. Rappelons aussi avec Husserl que la conscience est toujours
conscience de. On ne la perçoit pas mais on perçoit ses effets.
Il existe donc des objets de conscience, des états
physiologiques de conscience, des modalités cognitives et des situations de
conscience.
Les processus de
conscience se partagent en une perspective verticale, liée à des
variations physiologiques, ce sont les états de conscience caractérisés
par des variables physiologiques et distribuées sur un continuum qui va de la
veille au sommeil et une perspective transversale liée à des modalités
cognitives expérientielles de structure organisée ou non. Ces dernières,
caractérisées donc par une organisation ou non sont de l’ordre du subjectif. Les
états physiologiques de conscience peuvent être objectivés par
l’électroencéphalographie, entre autre, et comprennent :
1.
l’hyper vigilance
2.
la vigilance ou état de conscience ordinaire
3.
l’état entre veille et sommeil
4.
le
sommeil Ces états physiologiques
ne sont pas des constructions fixes et temporellement linéaires et successives
mais bien des occurrences spontanées ou volontaires s’entremêlant. Au cours du
rythme nycthéméral, nous pouvons passer d’un état à l’autre selon.
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Les modalités ( COGNITIVES ) de conscience
L’axe transversal
représente des modalités cognitives en relation avec des états physiologiques de
conscience. Ces modalités apparaissent plus facilement selon certains états
physiologiques. Ainsi, la pensée du rêve paraît plus facilement dans les états
hypnagogiques ou hypnopompiques. La pensée archaïque ou primaire émerge
également plus facilement dans les états entre la veille et le sommeil.
Ludwig cite 10 modalités cognitives principales de conscience :
1.
Modification de la pensée
2.
Modification de la temporalité
3.
Modification du contrôle
4.
Changement de l’expression émotionnelle
5.
Changement de l’image du corps
6.
Distorsion percéptuelle
7.
Changement des significations
8.
Sensation d’ineffable
9.
Hyper suggestibilité
10.
Perturbation du rapport à l’espace à soi et au monde
1.
Le degré de diminution de la prise de conscience du contexte expérientiel
ou de l’environnement
2.
La capacité à communique
3.
La concentration
4.
Le degré de contrôle
5.
Le degré de stimulation
6.
Le degré de calme
7.
La sensitivité ou perception sensorielle
8.
La nature du sens de l’identité
9.
Les affects
10.
Les expériences hors corps
11.
Le contenu de l’expérience intérieur
12.
Le niveau de développement de l’état
Et Tart
inclut
LES CRITERES
EXPERENTIELS
1.
L’altération extéroceptive
2.
L'intéroception
3.
Les processus…………..
4.
L’émotion
5.
La mémoire
6.
Le sens du temps
7.
Le sens de l’identité
8.
Les processus d’évaluation cognitive
9.
La décharge motrice
10.
L’interaction avec l’environnement
Ces processus de
conscience peuvent être induit de manière naturelle, artificielle, volontaire ou
involontaire. Les facteurs déclenchants sont
1.
Diminution extéroceptive et motrice
2.
Augmentation extéroceptive et motrice
3.
Diminution et relaxation des facultés mentales
4.
Augmentation de la tension et de l’implication mentale
5.
Présence de facteurs psychosomatiques et somatiques Dans la réduction de la
stimulation extéroceptive ou de l’activité motrice, nous trouvons par
exemple les phénomènes de déprivation sensorielle, que l’on trouve dans le
caisson à isolation sensorielle et le phénomène de jet lag chez les pilotes à
haute altitude ou encore les états hypnagogiques ou hypnopompiques et les
phénomènes liés à toutes restrictions sensorielles.
Dans l’augmentation de la stimulation
extéroceptive ou de l’activité motrice on trouve les phénomènes de transes
liés à la transihyperkinértique ou à des rituels chamasdistisque et les
phénomènes de transes liés à la danse.
Concernant
l’implication mentale ou l’augmentation de l’activité, on trouve les
phénomènes d’absorption prolongée que l’on peut trouver chez les travailleurs à
écrans, radars ou autres. La diminution ou la relaxation des facultés critiques
se retrouve dans toutes les techniques de relaxation et de méditation. La
présence de facteurs somatiques comme dans le diabète ou les phénomènes de
déshydratation sont connus pour provoquer des modifications de conscience.
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Fonctions de ces modalités de conscience
Comme l’on souligné
Shor et Ludwig la fréquence et la prévalence de ces différentes
modalités chez l’homme, atteste de leur importance dans le fonctionnement
journalier.
Ces différents
processus de conscience, ont des fonctions d’adaptation, de désadaptation, des
fonctions sociales et des fonctions existentielles.
En ce qui concerne les
fonctions adaptatives, les processus de conscience sont utilisés comme
moyens de guérison ou de lutte contre la douleur, par exemple.
On utilise de plus en
plus ces techniques de modification de conscience ou plus exactement de
production de modalités de conscience dans les domaines de la pédagogie et dans
le domaine du sport. Au niveau des thérapeutiques psychologiques, les techniques
de prise de conscience corporelle comme les appellent Huber sont
également très utilisées. Le repas d’affaires arrosé, et l’exubérance des
carnavals ou d’agitation des grandes manifestations sportives sont des exemples
de la fonction sociale de ces processus de conscience. Nous ne reviendrons pas
sur l’abus de substances comme fonction de désadaptation, ni sur les
fonctions existentielles liées à toutes les techniques de développement ou
de recherches personnelles, que ce soit à titre philosophique ou religieux. Ces
techniques sont utilisées depuis des millénaires. Citons à titre d’exemple,
l’utilisation du ternos logos ou paroles éclairantes plongeant le patient dans
un état de sophrosynè, étape de détente psychosomatique pour faire émerger le
rêve guérisseur. Cette technique était utilisée dans les chambres à incubation
des temples hippocratiques. N’est-ce pas bien là l’ancêtre des techniques
d’hypnotisation.
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Les
techniques de production
Les techniques sont
multiples et utilisent de façon variée les différents facteurs déchenchants.
Citons :
1.
Les techniques verbales (hypnose, relaxation, sophronisation)
2.
Les techniques instrumentales ( caisson d’isolation sensorielle)
3.
Les techniques chimiques (drogues, alcools, tranquillisants, colle)
4.
Les techniques physiques (danses).
Ces techniques visent
à produire et à maintenir certaines modalités liées à certains états
physiologiques avec des objectifs bien spécifiques.
A chaque objectif correspond une stratégie particulière.
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